Astuces

Gérer le regard des autres dans l’apprentissage d’une langue

Le regard des autres.

Waouh.

Je crois qu’un article, aussi long et intéressant soit- il, ne suffira pas pour aborder en long, en large et en travers ce sujet finalement assez classique mais surtout complexe et intime. Intime car il nous renvoie à nos ressentis, nos émotions et nos peurs. A ce que nous n’osons pas forcément avouer mais qui peut nous bloquer. 

Cool tout ça me direz vous. Qu’est ce que nous faisons ensuite ?

A en croire les grandes directives du développement personnel, il faudrait en fait parvenir à se détacher du regard des autres pour être pleinement heureux.

Je suis d’accord.

Car c’est évident. Si nous parvenons à vivre vraiment pour nous et non en fonction de ce que les autres pensent ou attendent, nous avons plus de chance de faire ce qui nous épanouit vraiment.

Au risque de vous décevoir, je ne vais cependant pas ici vous expliquer comment vous en détacher complètement. Déjà car je ne suis pas psy. Mais surtout, car plutôt que de détachement, je préfère parler de gestion.

Car le regard des autres, il sera toujours là, toujours autour de nous. 

Ce que j’ai donc envie de vous expliquer ici, c’est comment faire pour que celui devienne un atout plutôt qu’une barrière.

 

 Je n”avais pas forcément prévu d’aborder ce sujet pour être honnête. Mais quand Sarah, du blog Multipassionés épanouis a annoncé qu’elle organisait un carnaval d’articles sur ce thème du regard des autres, ça m’a fait tilt. ( Vous savez, l’ampoule qui s’allume d’un coup dans votre cerveau comme dans les Bds ?) 

J’ai tout de suite pensé à ce que je vous racontais ici en me disant : Le regard des autres dans l’apprentissage des langues, ah oui, ça peut être intéressant. 

 

Et puis bon, pour être honnête, le regard des autres et moi, c’est une longue histoire. Je fais partie de ces personnes qui manquent beaucoup de confiance et pour qui ce fameux regard a donc une place trop importante dans mes actions. 

Je devrais plutôt  dire “avait”.   Aujourd’hui, je vous en parle car j’ai beaucoup avancé sur ce chemin et je n’ai pas honte de le dire, j’en suis fière.

Si je me heurte encore à certaines pierres, je sais que c’est possible et j’aimerais donc vous partager un peu de cette expérience. 

Vous l’avez compris, cet article participe donc au carnaval d’articles organisé par Sarah sur son blog Multipassionnés-épanouis.  J’aime beaucoup ce blog qui livre pas mal d’astuces pour prendre conscience de son potentiel et accepter ses forces. Je vous conseille notamment cet article dans lequel elle explique comment les livres du Seigneur des anneaux l’ont aidé à gagner en liberté

Et puis allez, cette fois, c’est parti ! 

Je vais d’abord vous expliquer un peu plus en détails ce qu’est cette peur du regard des autres. Puis je vous expliquerai pourquoi savoir gérer le regard des autres, c’est super important quand vous apprenez une langue.

Et pour finir, je vous donnerai quelques pistes concrètes pour vous aider à gérer ce regard et changer votre vision des langues. 

Si vous êtes prêts, suivez moi. 

"Ne souhaitez pas ne plus avoir cette peur du jugement, faites en sorte plutôt de vous dire que c’est normal et que vous allez aimer cette partie de vous qui est sensible aux autres"
David Laroche
ENTREPRENEUR, CONFÉRENCIER INTERNATIONAL SPÉCIALISTE DE LA PERFORMANCE & DU BIEN-ÊTRE

Qu’est-ce que cette peur ?

Une traduction de notre besoin d'appartenance

Le regard des autres renvoie à notre besoin d’ appartenance à un groupe : Nous avons besoin d’être accepté, reconnu par nos pairs dans nos actions. L’avis des autres permet de valider nos faits et gestes, il renvoie également à la peur ancestrale d’être exclue de la tribu car nous ne suivons pas le jugement des autres membres.  

Nous aimons également être valorisé, plaire, sentir que ce qu’on fait est bien. 

Pour cette raison, cette peur est beaucoup plus présente chez des adolescents qui ont particulièrement besoin de l’acceptation de leurs camarades pour exister. A un âge ou être différent peut se révéler particulièrement douloureux à vivre, gérer le regard des autres est particulièrement un défi

Une sortie de notre zone de confort

Quand nous parlons une langue étrangèrenous sortons de notre zone de confort.  Nous nous exprimons dans un langage qui n’est pas le nôtre, avec des codes que nous n’avons pas forcément. 

Prêter attention au regard des autres agit donc presque comme un instinct de survie. C’est un filtre qui va nous permettre de retenir seulement ce qui est accepté dans l’environnement de la langue que nous apprenons. 

La peur de l'erreur

Nous gardons souvent de nos souvenirs scolaires une peur se tromper. Nous voyons l’erreur comme un échec, quelque de chose de négatif, qui montre que nous ne sommes pas capables de réaliser la tâche demandée.

 

 (Je ne vais pas ici développer sur l’ urgence de faire évoluer cette vision des choses… Heureusement, c’est en train de changer. Doucement mais sûrement comme on dit.) 

Les croyances limitantes

Vous savez, tout ce que nous pensons être vrai dans notre tête et qui nous bloque alors que ce sont seulement des croyances, qui ne sont donc pas forcément réelles .

Pour les langues, nous pouvons avoir peur de ne pas être compris et de nous retrouver dans une situation gênante.Si nous faisons tous ces efforts pour rien car la personne en face ne comprend pas, ça ne sert à rien… Nous pouvons aussi avoir peur de mal prononcer ou honte de notre accent

Ces croyances limitantes peuvent créer une peur du regard des autres. Je vous donne un exemple pour que ce soit plus clair : 

Vous pensez ne jamais arriver à prononcer le fameux ” th” anglais car vous n’avez pas l’oreille assez fine pour entendre le son. (J’ai cru ça pendant longtemps et j’ai énormément galéré, sujet concret donc…) C’est une croyance limitante car mis à part un réel problème de prononciation, vous pouvez y arriver en vous entraînant. Cette croyance peut cependant générer une angoisse de ce que les autres vont penser : Vous pouvez avoir peur qu’ils se moquent ou qu’ils vous considèrent moins bons car vous avez besoin de plus de temps pour apprendre. 

Un manque de confiance

La peur du regard vient d’un manque de confiance, d’ une timidité pour certains qui est accrue quand nous n’avons plus nos repères. ( Comme c’est le cas au début de l’apprentissage d’une langue étrangère. ) 

Ce manque de confiance peut nous pousser à projeter nos propres angoisses sur les autres et à leur prêter des intentions qui sont en fait seulement le fruit de notre imagination. 

Est ce que ça vous parle? 

Sur ce point, nous ne sommes hélas pas tous égauxPar contre, nous pouvons tous y travailler et décider de voir nos réussites et nos qualités avant nos échecs et nos faiblesses. 

Bien sur, c’est parfois compliqué. Très compliqué même. Je vous l’ai déjà dit,  le manque de confiance n’est pas qu’une théorie dans mon histoire. 

(Et en plus, en France, on a particulièrement de efforts à faire de coté là, si vous ne le connaissez pas, cliquez ici pour découvrir mon article sur l’histoire les français avec les langues.

Mais vous pouvez y arriver, j’en suis convaincue ! 

Pour vous aider,  je vais maintenant vous expliquer pourquoi le regard des autres est particulièrement important dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Hop, on y va ! 

Pourquoi le regard des autres est si important ?

1) Il est à l’origine de beaucoup de nos peurs face à une langue étrangère

 

  • La peur du ridicule ; 
  • La peur de faire des erreurs ; 
  • La peur de ne pas être compris ;
  • La peur de mal prononcer ;
  • La honte de notre accent ;

Et sans doute encore d’autres plus personnelles. 

Vous vous retrouvez dans au moins une de ces peurs

Vous êtes au bon endroit, je peux continuer.

2) Le regard des autres nous empêche de parler la langue apprise.

La peur de parler est quelque chose qui revient souvent, c’est peut être une des plus grandes difficultés rencontrées lors d’un apprentissage.  

Elle renvoie au premier point : Une peur de se tromper, d’être ridicule parfois, d’avoir un mauvais accent.

Or si cette peur est normale, elle n’en est pas moins problématique car elle empêche la communication, qui est quand même l’objectif principal d’une langue étrangère.  

Elle peut parfois aussi nous empêcher d’apprécier vraiment une langue.

Est ce que ça vous est déjà arriver de commencer quelque chose et de trouver ça dur, ennuyeux? Puis de finalement trouver ça sympa quand vous commencer à vous débrouiller ? Pour une langue, c’est la même chose. Si certains points peuvent décourager, le fait de pouvoir parler ” en vrai” avec des personnes qui parlent ” vraiment ” cette langue, ça change tout. On peut voir la langue autrement et profiter pleinement  de ce qu’elle peut nous apporter. 

La peur de parler peut donc nous empêcher de vivre de très beaux moments et de récolter complètement les fruits de notre travail. 

L'apprentissage d'une langue étrangère se fait dans l'action.

Les langues étrangères ont cette particularité qu’elles nécessitent, à un moment donné, un investissement actif.

Vous pouvez évidemment apprendre des choses par cœur, faire des exercices d’application pour être sûr de comprendre les règles de grammaire ou la signification du nouveau lexique. 

Contrairement à d’autres matières, il vous faudra, par contre, passer à un moment donné, la barre de l’oral ou de l’écrit en situation réelle. 

En gros, à un moment, vous devrez agir.

Et qui dit action, dit pression du regard des autres forcément accrue. ( On est d’accord, vous avez moins la pression quand vous faites un truc derrière votre ordi ou dans un livre non ?

J’ai une bonne nouvelle par contre : C’est comme ça que nous progressons le mieux Rien de magique, rien d’exceptionnel. C’est juste l’illustration parfaite de la fameuse phrase “ C’est en forgeant qu’on devient forgeron.”

Plus vous parlerez, plus vous écrirez, plus vous prendrez le risque des faire de erreurs, plus vous progresserez, plus vous serez à l’aise, plus vous aimerez parler etc … 🙂 Oui, j’aime les cercles vertueux et le positif qui amène du positif. 

Je vous assure, ça marche ! 

 

Et nous arrivons avec ce point à la fin de cette partie plutôt théorique. Vous êtes arrivés jusque là, bravo et merci  !  🙂 

Allez, on passe maintenant à la pratique, je vais vous donner quelques trucs pour vous aider, je l’espère, à mettre le plus loin possible derrière vous la peur du regard des autres. 

Gérer le regard des autres dans l'apprentissage d'une langue : Comment faire ?

Ce que je vais vous dire, je le tire de mon expérience personnelle, des élèves que j’ai accompagnés et des cours que j’ai moi-même suivi. 

  • Faites vous confiance et dites vous que c’est possible

Oui, c’est  bateau mais ça change tout !!

Plus vous le répétez à votre cerveau, plus il s’habituera à cette idée et plus ce que vous visez deviendra possible ( Encore un cercle vertueux, vous l’aviez reconnu ? )

Je sais que ce n’est pas facile et qu’encore une fois, nous ne sommes pas tous égaux. De toute façon, cela ne se fait pas du jour au lendemain mais bien par petits pas. 

Si vous apprenez une langue, le premier pas est donc de vous dire que vous parviendrez à maîtriser correctement cette langue.

Tout simplement. 

 

  • Entourez vous de personnes de confiance.

Je sais qu’on ne choisit pas forcément son prof ni les personnes qui vont apprendre avec nous.

Vous pouvez par contre décider de rencontrer des personnes qui vous encourageront dans votre apprentissage en portant un regard bienveillant. Si de telles personnes vous entourent, vous pourrez progresser sereinement, sans la peur d’être jugé. 

Cela peut être des amis, votre famille, des personnes rencontrées lors d’un café de langues ou un tandem et qui souhaitent aussi apprendre. Les possibilités sont nombreuses et n’attendent que vous. 

 

 

  • Faites les choses pour vous 

 Vous rencontrerez toujours des personnes qui ne seront pas d’accord ou se permettront un jugement. Chaque personne a son propre système de valeurs, ses émotions, son histoire qui influencent sa manière de pensée.

Si vous décidez d’apprendre une langue pour une raison qui vous est propre et non pour faire plaisir à quelqu’un ou parce que c’est la règle, vous serez plus confiants, plus forts. 

Vous serez alors plus à même de gérer le regard des autres et d’en faire non pas une faiblesse mais une force…

Ce qui nous amène au dernier point : 

 

 

  • Faites de ce regard une force ! Et si vous avez peur… eh bien, faites le quand même  ! 

Vous êtes dans un restaurant en Allemagne  et vous avez peur de demander s’ ils ont un plat végétarien ? 

Vous aimeriez participer à un tandem en italien pour améliorer votre oral mais vous avez peur qu’on se moque de votre accent ? 

En voyage aux Pays-Bas, vous aimeriez faire la connaissance d’autres personnes que vous croisez tous les jours à l’hôtel mais vous avez peur de bafouiller en anglais? 

Je pourrais continuer longtemps…

Vous avez peur, c’est normal. Par contre, faites le quand même ! 

Vous pourrez alors avoir le regard des autres comme une force qui vous permettra de donner le meilleur de vous même et de vous dépasser.  (Et si les autres se moquent, il se peut qu’ils soient simplement jaloux...) 

 

 

  • Si vous sentez que le regard des autres vous bloque, posez vous toujours cette question :

Ce regard des autres qui me fait si peur existe-il vraiment ou est-ce seulement mon imagination qui reflète mes propres angoisses ? 

Car comme je vous l’ai dit plus haut,  notre manque de confiance nous fait bien souvent prêter aux autres des intentions bien plus négatives que leurs réelles pensées. 

 

Et pour terminer , quand vous parvenez à faire quelque chose dont vous êtes fier(e)s, à chaque étape de votre apprentissage, félicitez vous ! 

 

Et vous, avez vous déjà été confronté à une situation durant votre apprentissage des langues, dans laquelle le regard des autres a été particulièrement dur à gérer ? Racontez moi dans les commentaires ! 

J’espère en tout cas que cet article vous a plu et qu’il vous permettra de débuter ou continuer votre apprentissage plus sereinement ! 

A très vite, prenez soin de vous ! 🙂 

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21 commentaires

  • 3 kleine grenouilles

    Le regard des autres, je le vis assez fréquemment au travail. Je suis la seule à ne pas être Allemande et certains de mes collègues ne sont pas très ouverts ni sympas avec moi et vont me faire des remarques sur mon accent ou sur des fautes que je peux faire. Récemment, un collègue parlant très bien français m’a demandé de corriger le mail qu’il devait envoyer. Il y avait quelques fautes que j’ai corrigées… et il était vexé. Apparemment, il a dû penser que je l’avais jugé pourtant je n’ai pas corrigé en rouge ni fait de remarques. Mais, comme tu le dis, on projette souvent nos propres peurs sur les autres et on pense qu’ils nous jugent.
    Cette thématique me parle beaucoup et je vais peut-être participer à ce carnaval. J’espère que j’en aurai le temps d’ici jeudi prochain.

    • Anne-Lise

      Je crois que ce thème est hélas très fréquent… J’ai entendu aussi d’autres personnes dire que certains allemands n’aimaient pas l’accent français dans le monde du travail… Je trouve ça fou car si c’est important, il ne peut rien avoir à voir avec la maîtrise de la langue! je connais plusieurs personnes en France qui vivent depuis 20 ans en France et parlent donc un français parfait, avec malgré tout une trace d’accent tout de suite identifiable 🙂 Il y a encore du travail de ce coté là 🙂 Merci pour ton retour en tout cas !

  • Sarah

    Super ton article Anne-Lise !
    En le lisant, je pensais beaucoup à un autre article que j’ai reçu dans lequel le blogueur disait aussi que, souvent, on a peur alors qu’en fait, quand on passe à l’action on est plutôt bien reçu par l’autre.
    Ça montre bien que c’est finalement plus une peur personnel qu’un truc vraiment rattaché à la réalité. 😉

    En tout cas, ça m’a rappelé l’époque où j’apprenais des langues au collège et au lycée. Effectivement, parle c’était bien dur pour moi (déjà en français alors en anglais ou en allemand !! 😱😱).
    Je me souviens que moi, ce qui m’avait un peu débloqué, ça avait été de recevoir chez moi un allemand et un hongrois. Et de les entendre parler français, en faisant des erreurs, mais ça n’empêchait pas qu’on comprenait très bien ce qu’ils voulaient dire. Ils n’étaient juste pas au top sur la grammaire ! 😉😁
    Ce jour là, je m’étais dit qu’en fait ce n’était pas si grave de ne pas tout maîtriser dans la langue, que si on avait l’idée générale la personne en face comprendrait, même si on n’avait pas la structure “parfaite”. J’avoue que ça m’avait un peu débloquée. 😄
    Et puis, ce que j’avais bien aimé aussi dans mon apprentissage des langues, c’était de parler avec d’autres étrangers à cette langue. Exemple en anglais avec des hollandais. Parce que du coup ils n’étaient pas non plus au top niveau accent, ni niveau grammaire, et je me sentais moins nulle et mieux acceptée. Avec plus le droit de faire des erreurs.
    Voilà les 2 expériences qui m’avaient bien aidées perso vis à vis de ce regard des autres dans les langues étrangères 😉

    • Anne-Lise

      Merci pour ces beaux retours d’expérience ! Je comprends tout à fait ce que tu veux dire 🙂 J’ai eu tellement de mal avec la compréhension de l’anglais que ce qui m’a aidé c’est de communiquer tout d’abord avec des personnes pour qui l’anglais était aussi une langue étrangère 🙂 Ils parlaient beaucoup mieux que moi mais le fait que ce ne soit pas leur langue non plus m’avait enlevé pas mal de freins 🙂

  • Alex

    Excellent article ! Je ne connais personne qui n’a pas souffert du regard des autres à un moment ou à un autre. Le plus gros cap dans l’apprentissage d’une langue pour moi, c’est le premier contact avec un locuteur natif. C’est cette peur de me ridiculiser qui m’a poussé à reporter constamment ma première conversation en russe. Et non sans conséquences : une fois que j’ai osé parler, j’ai découvert que ma prononciation était horrible !

    • Anne-Lise

      Je crois comme tu dis qu’on y est tous en effet passé…Ton histoire montre qu’apprendre c’est bien mais que rien ne remplace la pratique en conditions réelles. Et que cette pratique, par les fautes qu’on fait nous aide à progresser. Merci ! 🙂

  • Valentine - Parents en Equilibre

    Je me souviens qu’avec mes élèves, on parvenait à dépasser cette peur du regard des autres et du jugement en étant dans l’action. J’organisais des jeux de rôle ou débats en classe et les jeunes étaient tellement concentrés sur leur personnage et leur argumentaire, qu’au final, la langue ne devenait plus qu’un moyen (limitant certes, souvent) mais sur lequel leurs appréhensions n’étaient plus centrées.

  • Emmanuel

    C’est tellement important de se laisser tranquille avec le fait de faire des erreurs et mal prononcer au début
    Ton article me ramène à l’un de mes séjours à l’étranger
    En Italie j’ai dit à mes amis que je voulais apprendre et bien et vite ! Alors je leur ai proposé qu’on rit ensemble à chaque fois que je ferai une erreur de sens, d’accentuation ou de prononciation
    Eh bien c’est la langue que j’ai apprise le plus rapidement et qu’aujourd’hui je parle avec le plus de plaisir

  • Pierre-Favre

    J’aime beaucoup le “faites les choses pour vous”. Dès que c’est le cas la motivation viens toute seul, les efforts deviennent surmontable.
    Dans le même genre c’est “apprendre pour savoir” et non “apprendre pour l’examen”, sa revient à apprendre pour soi et non pour l’autre ;-), mais au moins c’est un investissement sur le long terme!

  • Anne-Claire

    J’aime l’idée de dépasser la peur du regard de l’autre par l’action. Le vrai courage, c’est bien d’essayer et non pas de réussir à tout prix. Dans l’apprentissage d’une langue, on se met forcément en zone d’inconfort, et c’est nécessaire. Il faut bien tester , se lancer, avancer pour progresser.
    Merci pour ce bel article

  • David

    Je suis entrain d’apprendre l’anglais avec une application mobile. Et la prochaine étape devrait être de m’exercer face à d’autres personnes. Tes conseils seront donc d’une grande aide. Merci ! 😀

    • Anne-Lise

      Je suis ravie de pouvoir t’aider ! 🙂 Bonne continuation dans ton apprentissage et si tu veux me partager tes progrès, c’est avec plaisir 🙂

  • Cedric le Parieur Futé

    Merci pour les informations très intéressantes que tu abordes dans cet article.

    Je pense que si l’on enseignait aux gens, dès leur plus jeune âge, que l’erreur est l’une des plus grande source d’apprentissage qu’il existe, les gens auraient moins peur de faire des erreurs, et ne subiraient plus le regard des gens. En tout cas, ils pourraient mieux le gérer !

    Et c’est d’autant plus vrai dans les langues. Je n’ai jamais mieux appris une langue qu’en faisant des erreurs. Et maintenant, j’adore ça ! Et tant pis pour les erreurs ! On fonce, on garde le cap, on se trompe et on apprend 😀

    • Anne-Lise

      Alors là, je suis tellement d’accord..Je garde l’espoir que les prochaines générations pourront être éduqués dans cette bienveillance et cette acceptation de l’erreur comme une chance ! Dont on doit avoir conscience bien sur 🙂 Merci pour ton retour.

  • Julie

    Merci Anne-Lise pour cet article ! Je me rends compte que j’ai toujours du mal à parler devant des gens que je connais en anglais. Et c’est beaucoup plus facile lorsque je suis avec des gens que je ne connais pas, je me dis juste “vas-y, au pire tu te plantes, mais tu auras trouvé un moyen de te faire comprendre et tu auras fais des progrès”.

    • Anne-Lise

      C’est vrai que c’est parfois plus facile quand on ne connaît pas 😉 Je te rejoins complètement, au pire on se trompe ! Et le pire sera la meilleur parce qu’on va progresser bien plus que si on avait rien fait 😉

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