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Etudier dans une langue étrangère : L’histoire de Célie. ( Une rencontre pour grandir)

Dans le cadre de mon défi 20 rencontres pour grandir et de mon défi 30 jours-30 vidéos, je vous présente ma petite sœur Célie, pour qui l’apprentissage des langues a joué un rôle important dans le choix de son orientation avant qu’elle commence à étudier dans une langue étrangère et que cela soit décisif pour la suite de son parcours.

Je lui ai simplement posé trois questions sur son rapport avec les langues quand elle était au lycée, puis lorsqu’elle a commencé ses études supérieures et maintenant qu’elle sait qu’elle va partir à l’étranger.

Retrouvez son témoignage en vidéo ici :

 

 

Célie est en école de commerce et s’apprête à partir un semestre en Finlande, dans le cadre du programme Erasmus Les langues ont donc une place très importante dans son cursus. Même si ce n’est pas exceptionnel de partir en Erasmus, j’ai pensé que son témoignage serait intéressant.

 

 

Alors Célie, quelle place avaient les langues avant que tu rentres en école de commerce ?

–  J’ai toujours su quand j’ai voulu rentrer en école de commerce que les langues auraient un fort impact, surtout l’anglais, langue majoritaire. Je suis rentrée juste après la terminale, j’ai toujours aimé les langues, bien que nulle en anglais.

Pourtant, je n’en voyais pas le but, mon apprentissage était scolaire. J’apprenais le vocabulaire, quelques compréhensions orales pour le bac et pas au delà. J’aimais les langues de base donc j’ai quand même pu avancer, et c’est ce qui a contribué à mon choix d’orientation.

Mes amis qui n’aimaient pas les langues n’ont pas forcément continué après le bac (en médecine par exemple), s’en sont éloignés et n’ont plus envie d’y revenir. C’est dommage, ils ne saisissent pas à quel point cela peut-être important.

  • (Anne-Lise) C’est le problème du lycée : On apprend pour apprendre, parce que c’est obligatoire, on ne fixe pas l’objectif. Dans les études supérieures, c’est davantage concret, c’est ce qui manque au lycée. Si vous lisez cela alors et que vous êtes lycéen ou que vous connaissez des lycéens, gardez en tête ce message : Visez au delà du bac dans votre apprentissage des langues.  C’est tout de suite plus concret.

 

Comment ça se passe aujourd’hui, maintenant que tu sais à quoi ça sert ?

–  Dès ma première année j’ai été mise dans le bain, 40% de mes cours sont 100% en anglais. (Pour la finance notamment.) J’ai des collègues Erasmus et je leur parle anglais au quotidien. Pour moi c’est devenu naturel de parler anglais, je n’ai plus besoin de toute ma concentration pour saisir de quoi on parle. Je pars bientôt en Erasmus, et plus tard dans un stage ou un travail futur, l’anglais sera un indispensable.

Je continue l’allemand par ailleurs et ça fait une grande différence sur un CV dans la recherche d’emploi. Ne pas parler la langue d’un partenaire commercial peut être un frein véritable à l’établissement d’une relation commerciale solide. J’ai passé le TOEFL, qui comme le TOEIC permet de statuer un niveau d’anglais. (Même si ce n’est pas le sujet ici, nous pourrions faire une vidéo sur ma préparation : Dites moi en commentaire si cela vous intéresserait!). Mais attention!  C’est pas parce qu’on est pas très fort en anglais, qu’on va échouer à ces deux tests de référence.

  • (Anne-Lise) Ce n’est pas une exclusivité de l’école de commerce, moi-même à la fac, j’ai fait un parcours Europe, Allemand et Sciences-Politiques, la plupart de mes cours, quand ils n’étaient pas en allemand étaient en anglais. Les langues sont partout et sont un véritable plus dans une formation.

 

Comment tu vois les langues, maintenant que tu as cet objectif de partir dans un pays où tu ne maitrises pas la langue ?

En entrant en école de Commerce, je savais que je partirais en Erasmus, il fallait donc que je connaisse un peu d’anglais. Les finnois ne parlant pas français. Aujourd’hui je n’ai pas peur de partir parce que je sais que l’essentiel est de se faire comprendre, même si je fais des erreurs, le principal est de faire passer le message.

Avec moi en Finlande, il y aura des Brésiliens ( je ne parle pas portugais) ou des Chinois( dont je ne parle pas la langue) donc on se retrouvera sur l’anglais que nous avons en commun. Le seul point d’inquiétude est de ne pas avoir un niveau suffisant pour exprimer la totalité ce ce que je voudrais, saisir les subtilités. Je sais quoi qu’il en soit que je reviendrai avec un meilleur niveau et j’aurais accompli de grands progrès.

C’est aussi ce que je dis sur l’anglais. Au début, c’est une langue qui me rebutait et finalement c’est tellement la langue internationale, pour rencontrer des personnes de partout…. Pas besoin d’être bilingue pour finalement se faire comprendre. Le principal étant la motivation à communiquer et à rencontrer !

 

 

Et vous, quel était votre rapport avec les langues étrangères durant vos études ? Quelle autre étape de votre vie a pu faire évoluer votre regard à ce sujet ? Racontez moi dans les commentaires !

 

Si ce témoignage vous a plu et que vous voulez découvrir d’autres histoires avec les langues, je vous invite à découvrir celle de Neslihan en cliquant ici ou celle de Marine juste ici.

Ou si vous avez vous même envie de me raconter votre histoire dans le cadre d’un prochain article, vous pouvez m’écrire à cette adresse : [email protected]

 

A très vite !

 

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7 commentaires

  • 3 kleine grenouilles

    J’ai toujours beaucoup aimé les langues étrangères. Au collège et au lycée, j’ai appris l’allemand, l’anglais et l’espagnol avec grand plaisir, surtout l’allemand et l’espagnol. Je ne suis pas entièrement d’accord avec ta critique de l’enseignement des langues au lycée. J’ai eu des cours vraiment passionnants avec des lectures d’ouvrages de grande qualité littéraire, des débats, etc. Ce n’était pas apprendre pour apprendre mais apprendre pour comprendre un autre pays, une autre culture.
    Mais il faut rappeler le contexte. Nous étions 40 en classe d’espagnol LV3 et la prof faisait ce qu’elle pouvait pour nous faire passer à l’oral.
    La grosse déception a été une fois en fac de sciences humaines. Aucun cours de langue à part un semestre obligatoire sur toute la licence. J’avais pris l’allemand et les cours étaient ennuyeux et surtout basés sur l’écrit. Dommage !

  • Amélie

    Bonjour Anne-Lise!

    Super ton article! Personnellement je suis partie en Erasmus un an en Grèce et j’ai étudié le droit en anglais et pris 9h de cours de grec par semaine! une super année enrichissante, pleine de rencontres! Je pense que chacun devrait vivre cette expérience au moins une fois dans sa vie !

    Belle semaine à toi !

    Amélie

    • Anne-Lise

      Merci Amélie ! 🙂
      Je suis complètement d’accord avec toi, indépendamment de la langue en soi, l’expérience derrière est vraiment quelque chose qui devrait être vécu par le plus de personnes possible 🙂 Ca devait être top d’apprendre le grec 🙂
      Belle semaine également 🙂

  • Valentine - Parents en Equilibre

    Rien de tel que l’immersion.

    Quand j’étais petite, j’ai eu la chance de partir en vacances chez une amie anglaise quasi toutes les vacances scolaires… J’ai beaucoup progressé de cette manière. Et ça a été une évidence pour moi de partir en ERASMUS à Bologne, en Italie, lors de mon Master d’études d’italien. Là encore, j’ai adoré pouvoir “vivre en italien” dans des contextes autres que le cadre scolaire.

  • Johanna Andria

    Coucou Anne-Lise,
    Malheureusement je n’ai jamais eu la chance de partir à l’étranger en Erasmus, c’est le grand regret de ma vie. Je n’ai donc connu que les langues dans le cadre scolaire. Aujourd’hui je rabache à mes 3 ados qu’ils doivent impérativement saisir la chance de pouvoir faire des études au moins 1 an à l’étranger. Grâce à un travail régulier, je comprends très bien l’anglais aujourd’hui à l’écrit et à l’écoute. ME reste le plus dur, l’oral. Du coup, aujourd’hui, j’essaie désespérément de pratiquer. Je vais tester l’application Tandem pour parler plus souvent l’anglais.

    • Anne-Lise

      Top, tu me diras ton retour suite à Tandem 🙂
      Je comprends que tu veuilles que tes enfants partent, cela change tellement et accélère en plus le processus d’apprentissage :)Ce qui est bien aujourd’hui, c’est que c’est relativement facile d’avoir un accès à un programme pour partir, même en dehors d’Erasmus 🙂

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