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3 déclics qui ont changé ma vie ( et ma vision des langues !)

Nous pouvons entendre régulièrement parler de déclic.

Dans le cadre scolaire pour parler d’un élève qui a ressenti ce fameux truc qui lui a permis d’être en confiance pour se mettre à travailler. Et dans notre vie en général, d’enfant, d’ado ou d’adulte.

Le mot déclic signifie “Petit mécanisme de déclenchement qui, actionné, détermine le fonctionnement ou l’arrêt d’un appareil.” ( Source, le dictionnaire de la langue française. )

Utilisé au sens figuré dans le développement personnel, il garde un sens très imagé et désigne un changement intérieur qui se produit instantanément dans notre cerveau et nous pousse à agir différemment ou à prendre une décision. C’est quelque chose de très personnel, qui peut arriver à n’importe quel moment suite à un événement grave ou simplement après une rencontre particulière ou la lecture d’une phrase marquante.

Ce que j’aime beaucoup dans l’idée de parler de déclics, c’est que ceux-ci sont personnels. Ils sont le signe qu’à un moment X, notre cerveau est prêt à agir, mur pour avancer. Et s’il est possible de provoquer certains déclics ou de faciliter leur apparition, ils restent guidés par la liberté de chacun.

Quand j’ai découvert le carnaval d’articles proposé par Florence sur son blog Fais briller tes étincelles, (Cliquez ici pour découvrir sa super recette de crêpes sans lait, ni oeufs) j’ai eu envie d’en parler avec vous. De vous parler de 3 moments de ma vie qui ont changé quelque chose dans mon histoire avec les langues et qui font, qu’aujourd’hui, je suis en train d’écrire ces lignes.

Je vous propose donc quelque chose d’un peu plus personnel que d’habitude, un peu moins rationnel peut être, plus guidé par le coeur que par la raison.

Mon but est de vous partager pour mon expérience pour espérer vous apporter quelque chose le long de votre parcours.

Je vais d’abord vous expliquer l’importance du déclic de l’apprentissage. Puis je rentrerai dans le vif du sujet en vous racontant 3 déclics que j’ai vécu, qui m’ont permis de changer ma vision des langues et ma vie par la même occasion.

Si vous souhaitez découvrir l’article en vidéo, c’est juste ici :

Pourquoi parler de déclics ?

Les déclics de l'apprentissage

D’après Philippe Merieu, auteur du livre “ Le plaisir d’apprendre”, les enfants sont naturellement curieux, dotés de cette envie de savoir et de poser des questions pour comprendre. D’où la fameuse période du pourquoi. 

Ils ont par contre besoin d’être accompagné pour trouver le plaisir d’apprendre, la liberté et la richesse suscitées par le fait d’apprendre, plus encore que par le savoir lui même.

C’est là que peuvent intervenir les fameux déclics.

déclic

Ils permettent aux enfants de ne plus apprendre pour apprendre mais de trouver un propre sens à ce qu’ils font, de comprendre personnellement pourquoi ils font cela et quelle(s) perspective(s) peut leur ouvrir ce nouvel apprentissage.

Les déclics sont donc une réalité intéressante, révélateurs de l’apparition du désir et du plaisir d’apprendre. Quand l’apprenant ressent ce fameux déclic, il sait où il va, il peut trouver la motivation nécessaire à avancer, ressentir plus de confiance et de force pour surmonter les éventuels obstacles.

 

Les accompagnants, qu’ils soient parents, éducateurs ou professeurs jouent un rôle crucial dans la naissance d’un déclic de l’apprentissage. Ils transmettent leur joie personnelle d’apprendre et font comprendre aux enfants qui ont besoin d’exemples, pourquoi apprendre les fait grandir. 

 

Quand l’individu sait qui il est, ce qu’il veut faire, quelles sont les valeurs qu’il défend, il va plus facilement chercher le savoir dont il a besoin.
André Giordan et Jérôme Saltet​
Apprendre à apprendre.
Une raison personnelle

Si d’autres choses y ont contribuées, c’est bien un déclic, qui, suite à une période compliquée, m’a permis de créer ce blog

De savoir quoi, comment et pourquoi je souhaitais le faire.

Si l’envie de partager et ma passion pour les langues me suit depuis un long moment, il m’a fallu passer par ce moment de changement intérieur pour que vous soyez en train de lire ces lignes aujourd’hui.

Ce petit truc que je n’explique pas vraiment, déclenché par différents éléments mais qui m’a permis de dire “ Je sais, j’y vais ! “.

Allez, je rentre cette fois dans le vif sujet.

Les 3 déclics qui ont changé ma vision des langues

Observer le français en tant que langue étrangère.

Aller à l’étranger, entendre d’autres langues et les vivre à travers les conversations d’autres personnes a été déjà en déclic en soi. Si je devais en choisir 4, ce serait d’ailleurs le 4ème sur ma liste.

Comme il fallait en choisir 3, j’ai décidé de vous parler d’autre chose, que j’ai vécu durant mes séjours en Allemagne.

Avec le regard d’adulte que j’ai aujourd’hui, cela me fait un presque rire. Mais bon.

J’ai réalisé que ma langue maternelle ( le français donc) était une langue étrangère pour les personnes que j’ai rencontrées.  Vous allez peut être vous dire que c’est un peu bête mais ça vraiment changé quelque chose en moi.

La première fois que j’ai vraiment pu avoir conscience de cela, j’étais ado. J’avais 14 ans, venait de finir ma 4ème et partait 15 jours chez ma correspondante avec, pour être honnête, très peu de connaissances en allemand et surtout un manque d’entraînement à l’oral qui m’a bien fait peur.  En plein dans l’âge où le monde tourne particulièrement autour de soi, cette expérience s’est révélée particulièrement marquante.

déclic

Je me suis rendue compte que les difficultés que je rencontrais à apprendre une langue ( en l’occurence l’allemand) et qui me faisaient complexer. ( Oui au début j’avais BEAUCOUP de mal à saisir ce qui se passait autour de moi) étaient aussi vécus par d’autres élèves mais avec ma propre langue. ( Et sincèrement, le français en langue étrangère, c’est pas une mince affaire!)

Cela m’a permis d’apprécier la richesse que j’avais en parlant français, de la place que prenait ma langue maternelle dans mon histoire, ma culture, ma personnalité.

Pas par prétention. Simplement parce qu’on peut se tourner plus facilement vers les autres quand nous apprécions ce que nous sommes et que nous avons conscience de ce nous avons.

Plus largement sur mon chemin avec les langues, je crois que cela m’a fait comprendre qu’apprendre une langue étrangère ouvrait le champ des possibles,élargissait ma vision des choses. Mais ne se faisait pas au détriment de ma langue maternelle, de mes racines et de ma personnalité.

Pour cela aujourd’hui, j’insiste souvent sur cela : Essayez au maximum d’apprendre une langue étrangère, en restant vous-mêmes, en vous basant sur vos forces. De cette manière, vous pourrez tendre une main vraie vers les autres.

2- Devenir prof

Depuis toute petite, j’imaginais être prof. Je ne peux donc pas dire que cela m’est tombé dessus d’un coup.

C’est plutôt après avoir commencé ma carrière, que quelque chose s’est produit.

Au début, j’ai eu de la chance. Puis un peu moins.

Dans tous les cas, je me suis retrouvée face à des élèves découragés d’apprendre une langue, persuadés qu’ils n’y arriveraient jamais car c’était trop compliqué. Qui n’avaient donc pas envie de travailler.

La plupart du temps dans de classes d’au moins 30.  2h par semaine, à des horaires impossibles. (Bon, ça c’est un autre sujet.)

Au début, je me disais que c’était normal, que c’était comme ça et que de toute manière je ne pourrais rien changer. Certaines personnes m’ont dit que j’étais jeune et qu’avec le temps, je m’y habituerais.

Et puis un jour, je me suis dit : Non.

 

Ce n’est pas ça apprendre une langue.

Bien sur, c’est important pour l’avenir professionnel. Et d’important tout court d’ailleurs. C’est évidemment primordial que ce soit obligatoire dans l’enseignement. Bien au delà de la langue apprise en elle même.

Mais une langue étrangère apporte de la joie, de la richesse. C’est une porte ouverte sur le monde, quelque chose de positif. Alors oui, c’est une chance pour le CV.  Mais c’est surtout une chance pour grandir, une chance pour avancer et pour vivre ensemble. Je crois que les jeunes y sont particulièrement sensibles et ont donc besoin de le vivre à travers leurs apprentissages.

déclic

Alors oui, comme dans tout travail, il y a des moments plus durs que d’autres, des blocages et des choses que nous n’avons pas envie de faire. (Nous sommes libres d’ailleurs, de ne pas aimer une langue ou de ne pas vouloir l’apprendre.) Et c’est pour cette raison que nous avons besoin d’être bien accompagné pour apprendre correctement.

Suite à ce déclic, je me suis dit que, si à mon niveau, je pouvais faire quelque chose pour diffuser une autre vision de l’apprentissage des langues, j’avais envie de le faire.

Et c’est comme ça, que je suis en train d’écrire ces lignes aujourd’hui. Pour vous guider vers une autre vision des langues et vous montrer que oui, c’est possible.

Sans renier qui vous êtes, sans nier l’apprentissage scolaire. En essayant simplement de prendre le chemin qui vous convient et qui vous permettra d’apprendre efficacement, sereinement et agréablement.

3- Devenir maman.

Sur ce sujet, j’aurais tellement de choses à dire, tellement de choses à écrire et à partager. Sur la claque que je me suis prise dans la figure et tout ce qui va avec.déclic

Je vais cependant rester sur le sujet et vous expliquer comment mon petit boutchou a changé ma vision des langues.

Au tout début de sa vie, un bébé n’ayant pas accès à la parole, il communique par d’autres moyens que ce soit les pleurs mais aussi le regard ou le toucher. Si décrypter ces langages peut être un véritable défi, ils m’ont permis de comprendre l’existence d’autre langages que le mien. Pour faire un lien plus concret avec l’apprentissage d’une langue, cela m’a permis encore plus de réaliser combien apprendre une langue différente permet d’entrer en communication et de créer une relation avec quelqu’un.

Quand mon fils est rentré dans la période de l’acquisition du langage, ce déclic a pris une autre forme.

J’ai trouvé tout simplement incroyable les mécanismes qui se construisent dans le cerveau et qui, petit à petit, mettent en place les connexions nécessaires à la compréhension de la langue puis à la prononciation de sons, de mots, d’enchaînements pour arriver à la construction de phrases complètes.

Et ce qui est génial avec un enfant, c’est qu’il est très dur, voire impossible, de tricher. S’il n’est pas prêt à marcher, il ne marche pas. Donc s’il n’est pas prêt à parler, il ne parle pas. Ils ressentent en plus tellement fort nos propres émotions qu’ils ont besoin de comprendre ce qui va ou ne va pas, besoin de communiquer pour grandir. Ils avancent sans préjugés, sans les limites des cases dans lesquelles nous sommes parfois figés.

Tous ces éléments mis bout à bout, m’ont vraiment fait prendre conscience de la place des langues et des langages dans l’éducation, comme dans la construction de chacun. Je me suis dit que si nous pouvions retrouver, ne serait-ce qu’une petite partie de l’enfant que nous étions, quand nous apprenons une langue, l’apprentissage se passerait certainement dans de meilleures conditions.

Si mon expérience de maman vous intéresse, cliquez ici pour découvrir un autre article où j’en parle.

déclic

 

qu’un regard d’enfant, ça n’empêche pas les crises de larmes, les moments de solitude, l’impression de ne pas être capable et les émotions qui se bousculent dans la tête.

Par contre, un regard d’enfant ça change tout.

Il permet de voir la joie dans les petites choses que nous oublions souvent de regarder, nous pousse à ôter les filtres que nous pouvons avoir, nous donne une force indéfinissable pour avancer. Et nous emmène certainement vers une autre vision du monde.  Qu’en dites vous ?

 

 

Et pour vous quels sont vos déclics dans votre histoire avec les langues ? Ou dans votre vie en général ? Racontez moi en commentaires.  🙂

 

Si vous pensez que cela peut aider quelqu’un autour de vous, partagez lui cet article !  🙂

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4 commentaires

  • Sophie

    C’est un très joli article que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire !
    J’ai aussi participé au carnaval proposé par Florence car son thème est vraiment sympa, et il se prête bien à l’apprentissage des langues étrangères je trouve 🙂

    • Anne-Lise

      Merci Sophie ! 🙂 C’est drôle car c’est justement ton article qui m’a donné envie de participer à ce carnaval 🙂 Je suis d’accord, il se prête bien au sujet et c’est un bon exercice de chercher les déclics qui nous ont permis d’avancer 🙂

  • Florence de Fais briller tes etincelles

    Hello🎉. Quel plaisir de lire tes déclics dans lequel j approuve totalement ta décision et apprends à te connaître davantage. En effet, le langage tout comme l écriture est un moyen d aller vers l’autre et communiquer, partager, grandir. Mes expatriations en Asie principalement, ont commencé depuis la petite enfance et mon terrain de jeu était la rue, avec les enfants qui parlaient une autre langue que la mienne. J ai appris à bredouiller leur langue en jouant et eux un peu de la nôtre. Je pense que certains d’eux parleront avec leurs enfants en jouant à 1,2,3 Soleil tout comme moi quand joue au baseball avec mes enfants. Quand on est enfant il n y a pas de barrière de langues c est vrai. A travers la fluidité du jeu les enfants communiquent comme ils peuvent et sans peurs. Les progrès sont fulgurants🎉. Et je ne parlerai pas du déclic d apprendre une langue étrangère lorsqu on tombe amoureux d’un étranger😜. Merci à toi pour ta participation, au plaisir de te voir briller🎉.

    • Anne-Lise

      Merci beaucoup pour ton retour et ton témoignage ! Je te rejoins tellement, les enfants ont tellement à nous réapprendre sur la manière de voir les choses, ils sont capables d’enregistrer tellement d’informations et de faire le vide autour d’eux quand ils font une activité 🙂 Avec plaisir en tout cas d’avoir participé à ce beau sujet !

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